Suite à la conférence de presse du 17 octobre en salle des thèses sur la disparition historique du Service Historique de la Marine, les étudiants en histoire transmettent ce communiqué :
Service Historique de la Marine : maintenir la pressionSuite au projet de transfert des archives anciennes (avant 1945) et de la bibliothèque de la Marine d’ici 3 ans, les étudiants de l’association d’Histoire de l’UBO ont souhaité réagir de manière officielle. Ce projet est une importante atteinte à la recherche à l’UBO, pas seulement pour les historiens, mais également pour les étudiants en droit et en sciences de la mer, dans un contexte particulier de notre Université, de plus en plus tournée vers la mer. C’est aussi pour nous un coup porté au cœur du patrimoine brestois, puisque c’est toute la vie du port de Brest avant 1945 qui s’en irait.
Nous avons d’ores et déjà lancé une campagne de mobilisation par courriel, avec énormément de retours et de soutien, par exemple de Michael Jones, professeur à l’Institut et chercheur à l’Université de Nottingham. Nous travaillons en étroite collaboration avec le département d’Histoire, et la présidence de l’UBO très sensible à cette question. Nous avons été reçus par l’équipe de Patricia Adam, député de Brest, allons contacter l’amiral Merer, ancien préfet maritime et multiplions les contacts avec les anciens combattants et les officiers mariniers.
Concrètement, en attendant les retours politiques du ministère de la Défense, nous lançons ce jour une grande campagne de mobilisation, de tous les étudiants, de tous les Brestois, et de tous ceux qui sont attachés à ce patrimoine, en pleine année Vauban, et dans l’optique de Brest 2008. La symbolique de cette « délocalisation » est très forte, puisqu’en nous enlevant ces archives, on prive à la fois Brest de son passé et de son avenir.
Plus qu’une simple pétition, nous vous engageons donc à nous écrire pour témoigner de votre soutien, par courriel (elussegalen@gmail.com) ou par courrier (Association « Histoire De », Faculté Victor Segalen, 20 rue Duquesne, 29 200 Brest).
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Ce qu'aiment les hommes, ce que tu aimes, ce n'est pas connaître, ce n'est pas savoir : c'est osciller entre deux vérités ou deux mensonges.
Jean Giraudoux